Mots-clés
Étude clinique, chargement immédiat, stabilité implantaire, implants ITI, stabilité primaire, analyse en fréquence de résonance.
Résumé
Le but de cette étude était (1) de mesurer la stabilité primaire des implants ITI placés dans les deux mâchoires et de déterminer les facteurs influençant l’implant stability quotient (ISQ) mesuré par la méthode de fréquence de résonance, et (2) de suivre la stabilité des implants durant les trois premiers mois de cicatrisation et d’évaluer toute différence entre implants à chargement immédiat (IL) et implants à chargement différé standard (DL). Les groupes IL et DL comprenaient respectivement 18 patients/63 implants et 18 patients/43 implants. Les implants IL ont été mis en charge après 2 jours, tandis que les implants DL ont été laissés à cicatriser selon la procédure en une étape. L’ISQ a été enregistré avec un appareil Osstell (Integration Diagnostics AB, Göteborg, Suède) lors de la pose, puis à 1, 2, 4, 6, 8, 10 et 12 semaines. La stabilité primaire était influencée par la mâchoire et le type d’os. L’ISQ était plus élevé dans la mandibule (59,8 ± 6,7) que dans la maxillaire (55,0 ± 6,8). L’ISQ était significativement plus élevé dans l’os de type I (62,8 ± 7,2) que dans l’os de type III (56,0 ± 7,8). La position de l’implant, sa longueur, son diamètre et la profondeur de pose (implants Esthetic Plus) n’affectaient pas la stabilité primaire. Après 3 mois, le gain de stabilité était plus important dans la mandibule que dans la maxillaire. L’influence du type d’os s’est estompée et la qualité osseuse n’a plus affecté la stabilité. La méthode d’analyse en fréquence de résonance n’a pas révélé de différence de stabilité entre implants IL et DL pendant la période de cicatrisation. La stabilité implantaire est restée constante ou a légèrement augmenté durant les 4 à 6 premières semaines, puis a augmenté plus nettement. Un implant DL et un implant IL ont échoué, tous deux longs de 8 mm et placés dans un os de type III. Au contrôle à 1 an, le taux de survie des implants IL et DL était respectivement de 98,4 % et 97,7 %. Cette étude n’a montré aucune différence de stabilité implantaire entre les procédures IL et DL au cours des trois premiers mois. Les bridges courts à chargement immédiat placés dans la région postérieure et la réhabilitation totale de l’arcade maxillaire avec des implants ITI sablés et mordancés étaient hautement prévisibles.

