Mots-clés
Étude clinique, mise en charge immédiate, ISQ, stabilité implantaire, implants ITI, stabilité primaire, analyse par fréquence de résonance.
Résumé
Le but de cette étude clinique était (1) d’évaluer l’Osstell comme outil diagnostique capable de différencier les implants ITI stables des implants mobiles, (2) d’évaluer une valeur seuil du quotient de stabilité implantaire (ISQ) obtenue au moment de la pose (ISQitv) susceptible de prédire l’ostéo-intégration, (3) de comparer l’ISQitv prédictive des implants mis en charge immédiatement (IL) et des implants mis en charge après 3 mois (DL). Deux groupes de patients ont été inclus : 18 patients ont reçu 63 implants en mise en charge immédiate et 18 patients ont été traités avec 43 implants en mise en charge différée. L’ISQ a été mesuré à la pose, puis à 1, 2, 4, 6, 8, 10 et 12 semaines. Tous les implants ont passé le contrôle à 1 an de mise en charge. Deux implants ont échoué, un implant DL avec un ISQi de 48 et un implant IL avec un ISQi de 53. La méthode d’analyse par fréquence de résonance (RFA) n’a pas permis d’identifier de manière fiable les implants mobiles. Cependant, la stabilité implantaire pouvait être déterminée de manière fiable pour les implants présentant un ISQ ≤ 47. Après 1 an de mise en charge, tous les implants DL avec un ISQi ≤ 49 et tous les implants IL avec un ISQi ≤ 54 ont atteint et maintenu l’ostéo-intégration. Au bout de 3 mois, les implants avec un ISQi ≥ 60 présentaient une augmentation de stabilité. Ceux avec un ISQi entre 60 et 69 voyaient leur stabilité diminuer durant 8 semaines avant de revenir à leurs valeurs initiales. Les implants avec un ISQi < 69 voyaient leur stabilité diminuer durant les 4 premières semaines avant de se stabiliser. Bien que préliminaires, ces données peuvent aider le praticien à choisir entre différents protocoles de mise en charge et à suivre sélectivement les implants durant la phase de cicatrisation.

