L’épaisseur de la restauration et le substrat d’adhésion dentaire sont des facteurs déterminants en dentisterie adhésive minimalement invasive.

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Résumé

Objectif : Étudier la résistance à la fracture et le comportement en cas de défaillance des restaurations overlay en composite résine CAD-CAM, réalisées de façon minimalement invasive.

Méthodes : Quatre-vingts modèles cylindriques bi- et tri-couches d’overlay, incluant la restauration collée sur dentine bovine (groupes D) et sur émail-dentine (groupes E), ont été assemblés (diamètre 9 mm). Les restaurations ont été usinées à partir de blocs de composite résine CAD-CAM (Brilliant Crios, Coltène/Whaledent AG) en différentes épaisseurs (0,5 mm, 1 mm, 1,5 mm, 2 mm) et réparties équitablement dans quatre groupes D et quatre groupes E (n=10). Tous les échantillons ont été soumis à un test de charge de rupture Hertzienne en contact avec un indenteur sphérique. Les charges critiques ont été enregistrées en Newtons. Les données ont été analysées par le test de Kruskal-Wallis pour comparaisons multiples et le test de Mann-Whitney pour comparaisons entre deux échantillons (p < 0,05). Les fragments ont été examinés par microscopie électronique à balayage (MEB). La distribution des contraintes a également été étudiée par analyse par éléments finis (FEA) pour des restaurations de 0,5 mm et 2 mm d’épaisseur.

Résultats : Pour tous les échantillons, la charge statique moyenne en Newtons augmentait avec l’épaisseur de la restauration. En revanche, les restaurations de même épaisseur collées sur émail présentaient une résistance supérieure à celles collées sur dentine, sauf pour les restaurations de 2 mm d’épaisseur. Une compétition entre types de dommages a été observée : des fissures en forme de cône ou médianes prenant naissance à la zone de contact de la charge sur la restauration, et des fissures radiales débutant à la surface interne des restaurations. Les fissures en cône prédominaient pour les restaurations collées sur émail, tandis que les fissures radiales dominaient pour celles collées sur dentine.

Conclusions : Pour des restaurations ultra-minces en composite résine collées (0,5 mm à 1,5 mm), l’émail en tant que substrat d’adhésion assure des charges critiques à la fracture plus élevées que la dentine. Cette influence diminue progressivement avec l’augmentation de l’épaisseur de la restauration.

  Mots-clés : CAD-CAM, composites résine, résistance à la fracture, usure occlusale, restauration.   https://www.jstage.jst.go.jp/article/jpr/advpub/0/advpub_JPR_D_20_00008/_article

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